Déconfinement : progressif, avec couvre-feu... Ce qu'il se dit [DECONFINEMENT] Le président de la République s’exprimera mardi 24 novembre à 20 heures sur les modalités de mise en œuvre de sortie du confinement. Le Premier ministre Jean Castex a d’ores-et-déjà prévenu que le déconfinement de la France serait progressif et que des mesures de restriction perdureraient.

La date de mise en œuvre du déconfinement en France n’est pas encore connue. Lorsqu’il a annoncé son instauration à compter du 29 octobre à minuit, le président de la République a indiqué que le confinement durerait jusqu’au 1er décembre au moins. Lors de son point d’étape sur la lutte contre le Covid-19, le Premier ministre a déclaré qu’il n’y aurait aucune mesure d’allègement d’ici là, et que les premières mesures concerneraient la réouverture des commerces, en prenant bien soin de préciser que les bars, restaurants et salles de sport ne feraient pas partie des établissements autorisés à rouvrir dès la mise en œuvre du déconfinement. Même son de cloche du côté du ministre de la Santé Olivier Véran qui a déclaré ce mardi 17 novembre écarter pour l’heure la perspective d’une réouverture des commerces avant le 1er décembre, malgré une légère amélioration de la situation épidémique ces derniers jours. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a fait savoir que le débat sur la réouverture des commerces avant le 1er décembre serait tranché la semaine du 23 novembre. Soit celle au cours de laquelle le président de la République doit s’adresser aux Français. Une allocution télévisée le mardi 24 novembre à 20 heures est prévue.

Une attestation jusqu’au 20 décembre ?

En attendant, le chef de l’Etat réunit ce mercredi 18 novembre un nouveau Conseil de défense lors duquel il sera notamment question de la préparation du déconfinement. Olivier Véran tiendra une conférence de presse ce jeudi 19 novembre et le Premier ministre recevra les responsables de partis et de groupes politiques ce vendredi 20. Jean Castex a toutefois mis en garde dès ce mardi lors d’un discours à l’Assemblée nationale que des mesures de restriction perdureraient. Lors de la séance de questions / réponses qui avait suivi sa conférence de presse du 12 novembre, le Premier ministre avait déjà prévenu qu’il faudrait toujours une attestation pour circuler à partir du 1er décembre. Le bruit court de la nécessité d’une attestation jusqu’au 20 décembre 2020. Pour rappel, à la sortie du premier confinement au printemps dernier, une attestation 100 kilomètres avait vu le jour, nécessaire pour les trajets conduisant à parcourir plus de 100 kilomètres hors de son département de résidence. Il serait donc davantage question d'”une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre” plutôt que d’un allègement, a expliqué le porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres ce mercredi 18 novembre, évoquant “tension extrême dans les hôpitaux”. Des mesures pour éviter les rassemblements et déplacements pourraient être prises. Parmi les pistes à l’étude figure notamment le retour d’un couvre-feu avant une deuxième phase de déconfinement. Des dérogations à ces éventuelles nouvelles restrictions de déplacement sont toutefois envisagées pour les vacances de Noël.

Depuis la mise en œuvre du deuxième confinement en France fin octobre, les tâches qui peuvent l’être doivent être exercées en télétravail cinq jours sur cinq. Les professionnels qui ne peuvent exercer toutes leurs tâches en télétravail parce qu’ils ont besoin d’équipements spécifiques pour travailler, comme les architectes, peuvent se rendre au travail ponctuellement. Ceux qui exercent des métiers ne pouvant s’effectuer à distance (BTP, intervenants à domicile…) sont quant à eux dispensés de télétravail. Telle est la règle édictée par le gouvernement et transposée dans le protocole sanitaire en entreprise.

A en croire les déclarations effectuées jusque-là, notamment celles du Premier ministre qui a assuré le 12 novembre dernier que les premières mesures d’allègement ne concerneraient que la réouverture des commerces, rien ne porte à croire que le discours de l’exécutif va changer sur le télétravail.

La sortie du confinement sera “progressive”, a prévenu Jean Castex, ce mardi 17 novembre devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion de la crise du coronavirus. Plutôt qu’un déconfinement pur et simple, il s’agirait d’un “confinement allégé, avec des paliers et des critères de réussite”, d’après un conseiller de l’exécutif cité par Les Echos. Lors de son point d’étape du 12 novembre dernier, le Premier ministre avait assuré que les premières mesures d’allègement du dispositif de confinement ne concerneraient que la réouverture des commerces. D’après les informations de BFMTV, les cérémonies religieuses devraient reprendre au même moment que la réouverture des commerces.

En théorie, le déconfinement ne devrait pas avoir lieu avant le 1er décembre. C’est en tout cas ce qu’avait annoncé le président de la République le 28 octobre dernier lors de l’allocution télévisée au cours de laquelle il a annoncé le reconfinement de la France à compter du lendemain, minuit. La situation épidémique s’améliorant, il est question d’avancer les premières mesures d’allègement, notamment la réouverture des commerces, au 27 novembre, c’est-à-dire au week-end du Black Friday.

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a laissé entendre en début de semaine que la réouverture des commerces interviendrait “au 1er décembre au plus tard”. Donc que les commerces pourraient rouvrir pour le week-end du Black Friday, le 27 novembre. Le débat sera tranché “la semaine prochaine”, a fait savoir ce mardi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

L’objectif du gouvernement, a assuré le Premier ministre le 12 novembre dernier, “est de permettre un nouvel allègement au moment des vacances de Noël, pour que les Français puissent passer des fêtes de Noël en famille”. Des fêtes de fin d’année qui ne ressembleront toutefois pas à celles que les Français ont l’habitude d’organiser, a d’ores-et-déjà prévenu Jean Castex : “Il ne serait pas raisonnable d’imaginer organiser de grandes fêtes de plus de 10 personnes, notamment pour le 31 décembre”.

De son côté, la SNCF se tient prête et l’ouverture des réservations des billets de train pour les fêtes de fin d’année a déjà commencé. Tous les voyages jusqu’au 4 janvier 2021 compris (TGV INOUI, OUIGO, INTERCITES…) sont 100% remboursables avant départ (1h30 avant départ pour OUIGO). Consultez notre article dédié pour en savoir plus sur la politique de remboursement de la SNCF.