Le 17 novembre 2020, le lanceur léger européen Vega a connu le deuxième échec de son histoire depuis 2012, après un premier raté en juillet 2019 dû à un problème de conception (une défaillance thermo-structurale dans le dôme avant du moteur Zefiro 23 utilisé comme deuxième étage).

Huit minutes après le décollage depuis le Centre spatial guyanais à Kourou et après le premier allumage du moteur du quatrième étage Avum embarquant les charges utiles, une dégradation de la trajectoire a été observée.

L’anomalie de trajectoire a entraîné la perte de la mission avec celle du satellite espagnol SEOSAT-Ingenio (observation de la Terre) pour l’ESA et du satellite français TARANIS (Tool for the Analysis of RAdiation from lightNIng and Sprites ; observation des orages) pour le CNES.

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Rapidement, Arianespace avait évoqué un problème de production et de qualité, et non un problème de conception. A priori, un problème d’inversion de câbles dans un système de contrôle. La tuyère du moteur du quatrième étage de Vega n’aurait ainsi pas tourné du côté attendu.

Confirmation d’une erreur de branchement

Selon les résultats d’une Commission d’enquête indépendante récemment communiqués, un défaut au niveau de la conception du lanceur est bel et bien écarté. L’échec de la mission Vega VV17 (Vol Vega 17) est attribué à ” un câblage et une connexion incorrects des actionneurs électromécaniques du système de contrôle de vecteur de poussée de l’étage supérieur Avum.

C’est donc cette erreur de branchement qui a conduit à une inversion des commandes de direction et qui n’avait pas été détectée lors de l’intégration de l’étage supérieur Avum. Elle est sous la responsabilité du constructeur de la fusée, le groupe italien Avio.

Un retour en vol de Vega pourrait intervenir d’ici la fin du premier trimestre 2021, avec pour mission la mise en orbite d’un premier satellite Neo Pléiades d’observation de la Terre (Airbus Defence and Space) et un lancement partagé de petits satellites.