Depuis le Centre Spatial Guyanais, Arianespace a opéré hier son dixième et dernier lancement de 2020. En l’occurrence et pour la cinquième fois cette année, un lancement avec une fusée Soyouz. Il a permis de mettre en orbite le satellite CSO-2.

D’une masse d’un peu plus de 3,5 tonnes au décollage, CSO-2 a été placé sur une orbite héliosynchrone à 480 km d’altitude. Pour le compte du Centre national d’études spatiales (Cnes) et de la Direction générale de l’armement (DGA) du ministère des Armées, il s’agit du deuxième satellite de la constellation CSO (Composante Spatiale Optique).

Avec une durée de vie estimée à dix ans, ce satellite d’observation militaire doit permettre ” l’acquisition d’images à très haute résolution dans les domaines visible et infrarouge, par temps clair, diurne ou nocturne dans une variété de modes de prises de vue destinés à satisfaire au maximum les besoins opérationnels “, écrit le Cnes.

En attendant un dernier satellite pour CSO avec Ariane 6

Construit par Airbus Defense and Space France et avec un instrument optique fourni par Thales Alenia Space, le satellite CSO-2 est identique au satellite CSO-1 lancé fin 2018 (toujours avec une fusée Soyouz), mais positionné à 800 kilomètres d’altitude.

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CSO-1 remplit une mission de type reconnaissance, alors que c’est une mission de type identification pour CSO-2.

À une même altitude que CSO-1 et pour un même type de mission, un satellite CSO-3 complétera ultérieurement la constellation. Un lancement qui se fera cette fois-ci avec une fusée Ariane 6.