La pandémie du coronavirus complique la tâche des logiciels de reconnaissance faciale, les visages étant désormais souvent masqués. Il reste toutefois suffisamment de points de reconnaissance dans la partie haute du visage pour assurer cette fonction biométrique si les équipements de visualisation et les algorithmes sont suffisamment puissants.

Le DHS (Department of Homeland Security) américain a annoncé avoir testé un ensemble de technologies permettant une reconnaissance faciale même en présence du masque dans le cadre d’une expérimentation les mettant à l’épreuve.

L’idée est de pouvoir déployer dans certains lieux comme les aéroports et les postes frontière, notamment là où la reconnaissance faciale est déjà déployée pour désengorger les files d’attente à l’arrivée sur le territoire US, la meilleure technologie disponible.

Moins bon que sans masque, mais pas si mauvais

Le test a duré 10 jours et a évalué une dizaine de systèmes de reconnaissance facile avec 582 volontaires représentatifs de 60 pays. Dans l’ensemble, la qualité de la reconnaissance a été de 77% en moyenne (contre 93% d’identification sans masque), les meilleurs ayant un taux de 96%, mais l’expérimentation a démontré une grande variabilité de réussite selon différents facteurs, comme la capacité à prendre correctement un cliché du visage ou même la détection du visage dans une image.

reconnaissance faciale masque

Malgré tout, le DHS estime au regard de l’essai mené que la nécessité pour les personnes d’enlever leur masque pour identification (avec le risque de diffuser la Covid-19 aux personnels douaniers et aux autres passagers) pourrait être sensiblement réduite avec ces technologies.

La reconnaissance faciale est une technologie en cours de diffusion massive aux Etats-Unis avec la volonté du gouvernement américain de l’utiliser dans les 20 plus grands aéroports du pays pour vérifier l’identité de la totalité des voyageurs internationaux entrant et sortant du territoire à partir de cette année.