Avant de passer la main à Joe Biden, Donald Trump a gracié dans les dernières heures de son mandat 73 personnes parmi lesquelles son ancier conseiller Steve Bannon, accusé depuis de détournement de fonds, le rappeur Lil Wayne mais aussi Anthony Levandowski, condamné à 18 mois de prison pour avoir dérobé des secrets commerciaux de Google dans le domaine des voitures autonomes.

L’affaire date du temps où Google avait bien avancé dans ses travaux dans ce domaine et organisait ce savoir-faire pour le mettre à contribution au sein d’une nouvelle entité Waymo avec des vues commerciales auprès des constructeurs automobiles.

Dans le même temps, la société Uber s’est intéressée aussi aux voitures autonomes avec l’idée de créer de futures flottes de robotaxis. Levandowski, travaillant pour Google, avait quitté l’entreprise pour fonder sa propre startup Otto, rachetée quelques mois plus tard par Uber.

Waymo Jaguar.

Des soutiens non négligeables

Google / Waymo a rapidement constaté que Levandowski était parti avec un ensemble de fichiers confidentiels détaillant notamment un nouveau système de capteur laser LiDAR.

Réclamant un dédommagement de plus de 2 milliards de dollars à Uber, Waymo a finalement accepté un accord amiable mais Anthony Levandowski n’a pas échappé à un procès le condamnant à 18 mois de prison tandis que Google lui réclame toujours 179 millions de dollars.

Il avait toutefois reçu le soutien du milliardaire Peter Thiel et du fondateur d’Oculus Palmer Luckey pour obtenir une grâce. Donald Trump justifie son geste en retenant qu’il a été un brillant ingénieur de Google et un entrepreneur américain qui a piloté les effets de Google en matière de technologie de conduite autonome.