Les accords de Paris pronent une action globale des gouvernements pour contenir la hausse des températures moyennes à la surface du globe provoquées par l’activité humaine à 2 degrés celsius, voire 1,5 degré pour être à l’abri d’événements climatiques d’intensité exceptionnelle.

Il faudrait pour cela réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, imposant des décisions fortes aux conséquences économiques profondes en plus de l’abandon des énergies fossiles polluantes.

Malgré les déclarations d’intention, les efforts ne sont toujours pas suffisants et même un arrêt brutal de l’économie mondiale imposé par le confinement début 2021 pour cause de pandémie n’aura pas d’effet sur cette tendance.

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Au rythme où vont les choses, la France pourrait connaître une hausse moyenne des températures de 4 degrés d’ici 2100 et jusqu’à + 6 degrés dans certaines zones, selon les dernières modélisations de Météo France, à moins d’un véritable sursaut international dans les prochaines décennies.

Régions montagneuses étouffantes, quart Sud-Est brûlant

Elles ont été réalisées à partir de plusieurs scénarios échafaudés par le GIEC en fonction de la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre et adaptées au territoire français.

Dans le meilleur des cas, la hausse des températures atteindrait 2,2 degrés tandis qu’une absence d’actions correctrices déclencherait une hausse moyenne de plus de 4 degrés, avec des hausses de 6 degrés du côté des Alpes et des Pyrénées, et de 4,5 à 5 degrés dans une large portion du Sud-Est.

Dans tous les scénarios, la partie Nord-Ouest du pays serait la plus épargnée, et une partie de la côte Atlantique sur les prévisions les plus dures. Des hausses de plus de 2 degrés ne permettront toutefois pas d’échapper à des phénomènes climatiques puissants et à des canicules prolongées, avec températures au-dessus de 20 degrés la nuit, sécheresse extrême et incendies géants dont les épisodes vont se multiplier, tandis que les vagues de froid se feront plus rares.