La France est engagée dans la course au déploiement national de la fibre optique mais elle ne peut encore se passer du vieillissant réseau cuivre détenu et entretenu par Orange.

La maintenance coûte cher pour un nombre faiblissant d’utilisateurs et l’opérateur a déjà été épinglé sur ses délais pour procéder aux réparations et rétablissements, parfois plusieurs jours et dans certains cas plusieurs semaines après la survenue des incidents.

orange-logo

De quoi agacer les collectivités locales qui entendent les remontées de leurs élus. Orange rechigne à dépenser des centaines de millions d’euros sur ce réseau alors que tous les yeux sont rivés sur la fibre optique.

Mais en attendant que le plan de déploiement de la fibre arrive à son terme, il faut bien maintenir encore l’infrastructure cuivre. Un rapport parlementaire remis par Célia de Lavergne, députée LREM, au gouvernement plaide pour renforcer les contrôles de mise en oeuvre des réparations par Orange, assortis s’il le faut de mesures contraignantes comme des pénalités financières si les réparations ne sont pas effectuées en 48 heures.

Mettre fin au réseau cuivre

De son côté, Orange voudrait augmenter d’un tiers le tarif de dégroupage (9,65 € par ligne et par mois) payé par les autres opérateurs pour utiliser le réseau cuivre afin de compenser la perte de revenus liée à la migration des abonnés vers la fibre.

Sauf que les autres opérateurs dénoncent une rente qui permettrait à Orange non pas de financer l’entretien du réseau cuivre mais le déploiement de la fibre et demandent au contraire une baisse du tarif de dégroupage.

Alors que le rapport parlementaire envisage de reconduire la convention sur le service de téléphonie universel pour cinq ans, afin de coïncider avec la fin du plan national de déploiement fibre, Orange souhaiterait de son côté que l’arrêt de l’exploitation du réseau cuivre soit clairement programmée afin de s’en débarrasser au plus vite.