Le groupe JLR (Jaguar Land Rover), détenu par l’indien Tata, va attaquer une franche transition vers les véhicules électriques. Si la marque Land Rover va suivre une évolution douce avec un premier modèle purement électrique en 2024, la marque de luxe Jaguar s’apprête à faire le grand saut de l’abandon des motorisations thermiques pour proposer uniquement de l’électrique à partir de 2025.

JLR va engager à cette fin un investissement de quelque 3,5 milliards de dollars par an. Le défi sera de taille alors que la Grande-Bretagne doit s’adapter aux changements imposés par le Brexit et tandis que le premier véhicule tout électrique de Jaguar, le modèle I-Pace, peine à se démarquer de la première vague de concurrents déjà présents sur le marché.

Jaguar I Pace 02

Jaguar I-Pace

Sortir du thermique pose la question de l’usage du site de Castle Bromwich qui s’occupe de la production des Jaguar XE / XF et des F-Type, indique Bloomberg, avec une réorganisation des activités de l’usine.

Thierry Bolloré, CEO de JLR, envisagerait d’acheter des batteries électriques produites au Royaume-Uni pour répondre aux règles d’approvisionnement local. Cette transition rapide est aussi liée au durcissement des réglementation sur les émissions de gaz polluants visant les constructeurs automobiles.

Jaguar a dû ainsi régler une amende de 35 millions de livres (40 millions d’euros) pour ses dépassements l’an dernier. L’objectif est désormais d’arriver à ce que l’ensemble des véhicules Jagaur soient en zéro émission d’ici 2030, et 60% des véhicules Land Rover, alors que les dates-butoir à partir desquelles la vente de véhicules thermiques neufs sera interdite dans certains pays approche : 2030 (UK, Pays-Bas) à 2040 (France).