Chaînes de production de véhicules mises en pause, appareils électroniques grand public en rupture de stock quasi-permanente…L’industrie des semiconducteurs est en situation de pénurie depuis plusieurs mois et le contexte ne devrait pas s’améliorer prochainement.

La crise sanitaire, avec l’essor du télétravail et de l’école à distance, a induit une forte demande pour des appareils électroniques de toutes sortes (ordinateurs, smartphones, tablettes, téléviseurs, consoles de jeu…) qui a créé une pression sur les moyens de production, déjà bien occupés sans ces conditions particulières.

A cela s’ajoute la complexité grandissante des processus de fabrication et la multiplication des puces dans les appareils, ce qui a conduit à la rupture de la disponibilité de certains composants.

Wafer

L’augmentation des capacités de production demandant du temps pour être activées, les problèmes de pénurie des semiconducteurs devraient perdurer encore plusieurs trimestres et se prolonger jusqu’en 2022, selon les observateurs.

Des moyens correctifs qui prennent du temps

D’après certains analystes, la demande serait de 10 à 30% supérieure à l’offre actuellement et demandera 3 à 4 trimestres pour revenir à un équilibre, et encore 1 à 2 trimestres pour reconstituer des stocks.

En attendant, la pression sur le marché des semiconducteurs devrait s’accentuer au printemps avec la sortie de confinement de plusieurs pays et une relance de l’économie.

Les grands fondeurs ont déjà annoncé des projets pour étoffer leurs lignes de production mais la mise en place prend du temps. Dans ces conditions, les fabricants de produits électroniques pourraient retarder les lancements de leurs produits, à défaut de pouvoir les faire produire les vendre.