Avec son lanceur léger Electron, Rocket Lab vise le lancement de petits satellites de jusqu’à 300 kg et a réussi pour la première fois à récupérer le premier étage lors d’un vol effectué en novembre dernier. Un système de parachutes a permis de freiner sa descente, puis de réaliser un amerrissage.

Ultérieurement, il est prévu une récupération du premier étage avec un hélicoptère qui saisit le parachute lors de la descente.

Aujourd’hui, Rocket Lab dévoile son projet de lanceur moyen réutilisable baptisé Neutron et anticipe un premier vol d’ici 2024, depuis la base de lancement de Wallops de la Nasa en Virginie aux États-Unis.

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De grosses ambitions pour Neutron

Avec Neutron, Rocket Lab vise le déploiement de méga-constellations de satellites, les missions spatiales avec l’envoi de sondes et même le vol habité. Mesurant 40 mètres de haut (contre 18 m pour Electron) et 4,5 m de diamètre, la fusée à deux étages sera capable d’envoyer 8 tonnes de charge utile en orbite terrestre basse, 2 tonnes vers la Lune et 1,5 tonne vers Mars et Vénus.

Le premier étage de Neutron sera donc conçu pour être réutilisable et pour cette fois-ci atterrir sur une plateforme en mer. Ultérieurement, Rocket Lab prévoit la possibilité de missions de ravitaillement pour la Station spatiale internationale, puis des vols habités.

Neutron sera capable de lancer 98 % de tous les satellites dont le lancement est prévu jusqu’en 2029 et pourra introduire des coûts réduits disruptifs en tirant parti de l’héritage, des sites de lancement et de l’architecture d’Electron “, promet Rocket Lab qui prépare une entrée en Bourse.