en 2017, le concepteur de véhicules électriques Fisker avait annoncé le lancement de travaux visant à développer une batterie à électrolytes solides offrant des performances supérieures aux batteries standard.

La promesse était ainsi d’aboutir à des batteries assurant 800 kilomètres d’autonomie et pouvant être rechargée en l’espace d’une minute. De quoi, en bref, permettre de rivaliser avec un plein de carburant.

Ce type de batterie est également censé être moins sensible au risque de surchauffe et d’incendie. Le projet semblait donc prometteur mais, après quelques années de travaux, il s’avère être une impasse.

Fisker

Dans un entretien accordé à The Verge, Henri Fisker a souligné que la conception de batteries solides s’était révélé plus compliqué que prévu malgré un bon état d’avancement initial, et que la finalisation semblait hors de portée.

La décision a été prise d’en stopper la conception dès fin 2019 / début 2020, Henri Fisker estimant qu’il faudrait sans doute pas loin d’une dizaine d’années, entre conception, tests et mise en production, avant qu’il soit envisageable de voir ce type de batterie émerger, en disposant d’une solide innovation de départ

Le site Electrek note que l’innovation en question sur laquelle comptait Fisker pour ce projet a surtout conduit à une plainte d’une startup pour vol de secrets industriels qui a trouvé une résolution moyennant finances.

A partir de là, tout semble s’être arrêté sur le front de la technologie des batteries à électrolytes solides chez Fisker.