Des chercheurs de l’Université de Buffalo ont récemment annoncé avoir mis au point une nouvelle technique de fabrication additive, ils évoquent ainsi une imprimante 3D capable de produire des organes et membres humains en moins d’une heure.

Imprimante 3D organes

L’impression 3D progresse à grands pas dans le domaine médical : si quelques années en arrière, il n’était question que d’imprimer des atèles ou ossements, désormais les chercheurs sont capables de produire de la peau et divers organes.

L’Université de Buffalo va un peu plus loin et annonce avoir développé une technique permettant d’accélérer grandement les processus de fabrication. Ils promettent ainsi des impressions 10 à 50 fois plus rapides que les méthodes traditionnelles.

La réalisation d’une main complète en hydrogel est ainsi réduite à seulement 20 minutes contre 6 heures via les méthodes standard.

  

Le système est baptisé FLOAT, il reprend le principe de photopolymérisation via stéréolithographie. On retrouve ce principe en partie dans les imprimantes 3D à résines photosensibles. En lieu et place d’une résine, c’est un hydrogel chargé en cellules humaines qui est produit et se crée couche après couche.

La vitesse d’exécution permet non seulement d’accélérer la production, mais également d’éviter de surexposer l’hydrogel et de le soumettre à une trop forte température pouvant détériorer les cellules qu’il contient notamment en dégradant l’oxygène présent.

Désormais, les chercheurs indiquent travailler à adapter le système pour la production d’organes humains. Autant dire que disposer d’une telle station de production pourrait permettre de produire des organes à la demande, juste avant des opérations de greffe.