Accéléré par la crise du COVID-19, le travail hybride, soit la combinaison du travail au bureau et à distance, séduit de plus en plus de salariés.

Accéléré par la crise du COVID-19, le travail hybride, soit la combinaison du travail au bureau et à distance, séduit de plus en plus de salariés. Ce nouveau modèle s’impose aujourd’hui aux entreprises comme une véritable opportunité : 73 % des salariés français souhaitent adopter ce mode de travail et près de huit dirigeants sur dix se disent prêts à franchir le cap (Etude Adecco). 

Mais cette tendance représente un enjeu organisationnel pour les employeurs. En effet, derrière ce terme se cache une nouvelle conception du travail, qui vient s’opposer aux habitudes traditionnelles des organisations se caractérisant par un lieu de travail unique et fixe au sein de leurs locaux. Un phénomène qui vient défier l’adaptabilité des entreprises.

Une redéfinition des frontières de l’entreprise

Souvent assimilé au télétravail, le travail flexible a un sens plus large et se distingue par la multiplicité des lieux de travail, dispersé dans le temps et dans l’espace. La crise sanitaire a obligé les professionnels à délaisser leurs bureaux en entreprises et à travailler depuis leur domicile. Mais ce nouveau mode de travail à distance leur a finalement permis de gagner en liberté d’action et d‘organisation. Aujourd’hui, ils visent à réduire leurs déplacements au maximum et à mieux équilibrer leur vie professionnelle et personnelle. Cette recherche de flexibilité vient redéfinir les limites de l’espace de travail et donc de l’entreprise.

En découle la nécessité pour les entreprises de mieux rationaliser les surfaces de bureau qui leurs sont nécessaires. Oracle, la plateforme d’origine américaine, a notamment eu cette volonté de simplifier sa politique immobilière sur le territoire français. Tout en gardant son siège social à Colombes (92) pour préserver une partie de son identité, la société a mis fin aux baux de ses agences en province. Elle a proposé, en alternative pour ses employés, de se rendre dans des espaces de travail flexible, grâce à un partenariat noué avec le leader mondial. Réduire ses surfaces n’était jusqu’alors pas chose commune, mais il est aujourd’hui essentiel pour les entreprises de repenser leurs espaces pour relever les défis liés à la mutation actuelle du travail et se donner la possibilité d’évoluer vers plus de flexibilité. 

Proposer des espaces de travail alternatifs

Proposer des espaces de travail alternatifs n’est plus une option pour les entreprises. Si celles-ci souhaitent retenir leurs talents, elles doivent s’adapter à ces nouvelles exigences de travail flexible, que cela soit au sein de l’entreprise ou en dehors. Les nouveaux usages et modes de travail, comme le travail à distance, n’ont pas rendu complètement obsolètes les locaux internes aux entreprises. Mais si la nécessité de s’y rendre, pour des réunions ou des événements, est toujours d’actualité, celle-ci se fait plus ponctuelle. Certaines entreprises décident même de transformer leurs locaux en espaces de coworking, permettant de rentabiliser la location de leurs locaux. Le modèle du travail hybride se pose comme un modèle d’avenir : selon une étude PwC, 81 % des entreprises prévoient que le télétravail deviendra la nouvelle norme. 

Le budget des entreprises est lui aussi repensé et alloué de sorte à pouvoir proposer de nouveaux espaces de travail flexible à leurs salariés. Ces nouveaux espaces innovants pourraient représenter d’ici 5 ans, 10 à 20 % des espaces de bureaux en France et 30 % de l’immobilier commercial à l’échelle mondiale d’ici 2030. En pleine évolution, ils ne cessent de se diversifier, que ce soit en matière de services, de standing ou de localisation. Face aux difficultés économiques actuelles de nombreuses entreprises, ces espaces ont également l’avantage de prendre en charge les coûts cachés, liés à la gestion des bureaux (maintenance, service de nettoyage, accueil…).

Assurer une continuité grâce à l’usage des nouvelles technologies

Les nouveaux outils technologiques impliquent de nouvelles méthodes de travail favorisant l’agilité des professionnels. Ces outils viennent ainsi combler les limites de temps ou de lieux imposées par les modes de travail traditionnels. Là encore, les entreprises doivent s’assurer de fournir les outils technologiques nécessaires afin d’assurer une continuité de la productivité et du management des employés : matériels transportables, cloud, logiciels de collaboration à distance… Mais avec la crise sanitaire, le virage du numérique a été largement emprunté par les entreprises. En popularisant et en pérennisant l’utilisation de ces outils parmi leurs collaborateurs, elles ont activement participé à la croissance du phénomène d’hybridation des lieux de travail.

Le travail flexible est une tendance en pleine évolution. Sa démocratisation, accélérée par la crise sanitaire, s’impose aux entreprises comme une opportunité économique. Fournir les lieux de travail les plus appropriés pour leurs collaborateurs devient une priorité. Les tiers-lieux, comme les espaces de travail flexible, s’imposent aujourd’hui comme la solution phare pour les entreprises qui, en plus de gagner en compétitivité et en agilité, participe à la préservation de notre environnement : en réduisant les déplacements domicile-travail de leurs collaborateurs, le poids environnemental du trafic routier est minimisé et les entreprises de toutes tailles sont en mesure de limiter significativement  leur empreinte carbone.