La firme française Blade s’est lancée dans l’aventure du jeu en streaming proposé sous forme d’abonnement avec son offre Shadow mais a rapidement été confrontée à l’arrivée de puissants acteurs (Google Stadia, Nvidia GeForce Now) et à des difficultés de gestion qui ont conduit à son redressement judiciaire.

Plusieurs projets de reprise ont émergé, dont celui du fondateur d’OVH, Octave Klaba, en cours d’étude. Il faut compter aussi avec celui proposé par six salariés de l’entreprise et emmené par son CTO Jean-Baptiste Kempf.

Shadow

Ce projet vient de recevoir un soutien de poids en la personne de Xavier Niel, fondateur de Free, qui propose de financer à 80% le projet via Iliad, laissant donc 20% du contrôle aux salariés.

La proposition des salariés ne pouvant exister qu’avec un gros soutien financier, l’intervention de Xavier Niel est donc salvatrice alors que le Tribunal de commerce doit examiner cette semaine les offres et décider du repreneur avant la fin du mois.

Il faudra pour cela revoir entièrement la stratégie et se débarrasser de “certains actifs toxiques”, selon le journal Les Echos, tout en revoyant la grille tarifaire. Parmi les idées évoquées, le nouveau Blade pourrait mettre en place des offres de bureau à distance et proposer de la puissance de calcul pour HPC (High Performance Computing), l’entreprise étant déjà associée à Gaia-X, le projet de cloud européen.

Pas question de reproduire les couacs et retards aux lancements des offres, ce qui avait fait plonger la société et instiller le doute sur sa capacité à se maintenir sur le marché du jeu en streaming.