Numéro deux mondial il y a peu dans les smartphones, le groupe Huawei est bloqué depuis deux ans par les restrictions américaines, compliquant ses efforts d’approvisionnement en composants comme de développement de puces mobiles.

La situation ne donnant pas de signes d’améliorations, le fabricant tente de s’adapter tant bien que mal en réorganisant ses filières et en développant son propre système d’exploitation mobile, HarmonyOS, qui doit être pré-installé sur les premiers smartphones dès cette année.

Huawei P40 Pro

Huawei P40 Pro

Mais il faudra du temps pour remplacer les technologies occidentales par des solutions chinoises et le salut du groupe viendra peut-être d’autres opportunités. Le président tournant de l’entreprise, Eric Xu, a indiqué que les nouvelles opportunités se trouvent du côté des véhicules électriques et connectés mais aussi du cloud, qui était, avec l’intelligence artificielle, un domaine déjà prisé de Huawei avant les sanctions US.

Huawei veut, comme Xiaomi qui affiche de grosses ambitions dans le domaine ces prochaines années, réorienter ses ressources et son expertise des plates-formes mobiles pour l’adapter aux besoins des véhicules de demain.

Il s’agirait ici plus d’une collaboration avec les grands constructeurs automobiles chinois pour fournir des systèmes de communication et d’infotainment avancés, plutôt que de créer un véhicule complet de A à Z.

En attendant, le groupe indique que les sanctions américaines lui ont causé quelque 10 milliards de dollars de pertes.