Le groupe Nvidia vient de dévoiler de multiples projets pour alimenter l’écosystème ARM et légitimer sa volonté de racheter le spécialiste britannique des architectures pour puces mobiles pour 40 milliards de dollars.

Nouveau CPU ARM Nvidia Grace tourné vers l’intelligence artificielle ou projets pour intégrer les technologies graphiques RTX dans les SoC ARM de MediaTek, telles sont quelques-unes des initiatives voulant démontrer l’intérêt d’un rapprochement.

Nvidia ARM

Le CEO de Nvidia, Jensen Huang, a récemment indiqué espérer finaliser la transaction d’ici début 2022, malgré les difficultés et interrogations de bon nombre d’acteurs.

L’autorité britannique enquête

Et c’est à commencer par le gouvernement britannique qui demande une investigation à son autorité de la concurrence, la CMA (Competition and Markets Authority), pour évaluer les risques associés à ce rachat, dont ceux touchant à la sécurité nationale.

ARM est une pépite britannique qui a certes été sous contrôle de Softbank mais en gardant une bonne partie de son indépendance, le groupe nippon n’ayant pas d’activité directe dans la conception de puces.

En basculant chez Nvidia, les orientations stratégiques risquent d’être dictées de façon plus franche et la question de l’indépendance de ARM, dont les architectures sont utilisées dans de très nombreuses entreprises, peut être posée.

En ces temps de pénurie de semiconducteurs et de remise en lumière, via les tensions entre Etats-Unis et Chine, du rôle stratégique des composants électroniques, le gouvernement britannique hésite à laisser filer ARM dans la nature.

La CMA a jusqu’à fin juillet pour remettre un rapport étudiant les différentes conséquences de la transaction et validant ou non le rachat, éventuellement sous conditions.

L’annonce de l’ouveture de l’enquête de la CMA a fait plonger le cours de Nvidia de 3% dans la crainte de voir les difficultés faire barrage à la transaction.