L’intelligence artificielle (IA) est un immense domaine aux multiples ramifications qui touche ou va toucher tous les secteurs d’activité. Même s’il est plus souvent question de réorganisation de données optimisée par des fonctions automatisées d’apprentissage que de véritable ” intelligence “, le processus permet d’extraire rapidement de nouvelles informations d’une masse de données qu’il serait très long et coûteux d’analyser par des méthodes classiques.

Si cela peut rendre de grands services, cette capacité de traitement et d’analyse d’information a aussi sa part d’ombre sous la forme de possibilités de surveillance rendues presque illimitées avec la multiplication des objets connectés.

Certains Etats, comme la Chine, ont déjà mis en application ces ressources pour surveiller plus étroitement la population, voire pour orienter son comportement via des scores sociaux et de la reconnaissance faciale.

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L’Union européenne s’inquiète de ces possibles dérives des usages de l’intelligence artificielle et a annoncé sa volonté d’instaurer un cadre qui doit permettre de conserver un lien de confiance dans les services.

En matière d’intelligence artificielle, la confiance n’est pas un luxe mais une nécessité absolue“, indique ainsi Margethe Vestager, commissaire européenne chargée du numérique.

Dans cette optique, l’Union européenne souhaite faire interdire les usages d’IA pour de la surveillance généralisée, hors contextes spéciaux comme par exemple, la lutte contre le terrorisme, ainsi que les systèmes de notation sociale, tels que pratiqués par des Etats comme la Chine.

D’autres applications d’IA intervenant dans des cadres spécifiques (infrastructures critiques, recrutement…) devront obéir à des règles strictes.

La difficulté sera de trouver comment placer le curseur entre innovation technique et protection de l’être humain mais le cadre devra être suffisamment contraignant pour aboutir à des sanctions s’il n’est pas respecté.