Le 18e vol de Vega se solde par un succès. Depuis le Centre spatial guyanais à Kourou, le lanceur léger européen opéré par Arianespace a décollé mercredi à 22h50 (jeudi à 3h50 heure de Paris) avec à bord une charge utile principale d’une masse de 920 kg et cinq charges utiles auxiliaires. La performance demandée au lanceur était de 1 278 kg.

Sur orbite héliosynchrone et à environ 628 km d’altitude, Vega a placé le satellite Pléiades Neo 3 pour le compte d’Airbus Defence and Space. Pour l’observation de la Terre avec une résolution de 30 cm, il est le premier satellite de la constellation européenne de satellites Pléiades Neo à être lancé.

Les cinq autres satellites ont été déployés sur une orbite héliosynchrone à 613 km d’altitude. Le microsatellite Norsat-3 pour l’agence spatiale norvégienne (avec détecteur de radar de navigation expérimental pour le trafic maritime) et quatre satellites de type CubeSat, dont un pour Eutelsat qui servira notamment de relais de transmission pour les clients dans des zones non desservies par des réseaux terrestres.

Ce déploiement de cinq petits satellites entre dans le cadre du service de lancement partagé SSMS (Small Spacecraft Mission Service) inauguré en septembre 2020 et qui permet de répartir les coûts du lancement entre les clients.

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Après l’échec de VV17 avec une anomalie pour Avum

Ce vol VV18 pour Vega était d’importance cruciale après l’échec du vol VV17 en novembre. Il avait entraîné la perte du satellite espagnol SEOSAT-Ingenio (observation de la Terre) pour l’agence spatiale européenne (ESA) et du satellite français TARANIS (Tool for the Analysis of RAdiation from lightNIng and Sprites ; observation des orages) pour le CNES.

Un défaut au niveau de la conception du lanceur avait été écarté. L’échec de la mission VV17 a été imputée à ” un câblage et une connexion incorrects des actionneurs électromécaniques du système de contrôle de vecteur de poussée de l’étage supérieur Avum.

Une erreur de branchement avait ainsi conduit à une inversion des commandes de direction qui n’avait pas été détectée lors de l’intégration du quatrième étage Avum par le groupe italien Avio.

Les opérations de production du lanceur Vega, ainsi que la préparation de VV18 ont été mises en œuvre par Avio, maître d’œuvre industriel du lanceur Vega, sous la supervision d’Arianespace et de l’ESA, en suivant les recommandations formulées par la Commission d’enquête indépendante après l’échec du vol Vega 17 (VV17) “, écrit Arianespace.