Au mois de mars dernier, les responsables des agences spatiales chinoise et russe ont signé un mémorandum d’entente pour la construction d’une station internationale de recherche lunaire. Un projet encore assez flou à ce stade avec une station qui pourrait être construite sur la surface de la Lune et / ou en orbite autour de la Lune.

Pour le moment, mystère sur les sommes à engager, mais les deux acteurs impliqués ont récemment réitéré que la station lunaire sera ouverte à tous les pays intéressés et partenaires internationaux.

Cette ouverture concerne la conception, le développement, la recherche ou encore l’exploitation à tous les stades et niveaux du projet.

Les ambitions chinoises pour la Lune sont connues de longue date, et y compris pour établir une base lunaire avec dans l’idée de permettre une présence humaine sur le long cours (notamment pour l’exploitation de ressources). Le contexte de concurrence avec les États-Unis – et également pour retourner sur la Lune – est susceptible de favoriser le projet sino-russe.

lunar-gatewayLunar Gateway (vue d’artiste) ; crédits : Nasa

Un tel projet entre en quelque sorte en concurrence avec le projet Lunar Gateway de station en orbite lunaire porté par les États-Unis avec le soutien de l’Europe, du Canada et du Japon, mais que semble désormais bouder la Russie.