Cette semaine, la Nasa a annoncé que le James Webb Space Telescope a déployé avec succès et pour la dernière fois sur Terre, son miroir primaire de 6,5 mètres de diamètre formé de 18 miroirs hexagonaux. Une sorte d’ultime répétition avant une grand première dans l’espace.

C’est depuis le Centre spatial guyanais de Kourou et avec une fusée Ariane 5 que le télescope spatial plié comme un origami doit être lancé l’automne prochain. Il dispose d’un bouclier solaire dont la taille est comparée à celle d’un terrain de tennis.

Né d’un projet international au long cours en collaboration avec les agences spatiales américaine, européenne et canadienne, le James Webb Space Telescope est le successeur du télescope spatial Hubble.

Il voyagera jusqu’au point de Lagrange L2 à 1,5 million de kilomètres de la Terre et se destine à l’observation de l’Univers dans l’infrarouge, pour remonter à jusqu’à 300 millions d’années après le Big Bang.

james-webb-space-telescope-miroirCrédits : Nasa / Chris Gunn

Avec son miroir principal, le James Webb Space Telescope doit avoir la capacité de demeurer extrêmement froid afin d’être en mesure de détecter la faible lumière infrarouge d’objets lointains. Avec de nombreux problèmes et reports, le coût de son développement avoisinerait 10 milliards de dollars.