Présenté comme le plus grand et plus puissant télescope spatial jamais conçu, le James Webb Space Telescope (JWST ou Webb) est le fruit d’un partenariat international entre les agences spatiales américaine (NASA), européenne (ESA ; European Space Agency) et canadienne (CSA ; Canadian Space Agency).

Le JWST sera lancé par une fusée Ariane 5 depuis le Centre spatial guyanais de Kourou. Ce lancement a été reporté à de nombreuses reprises. Jusqu’à récemment, c’est la date du 31 octobre 2021 qui tenait la corde. Finalement, il y aura encore du retard.

Cette fois-ci, il n’est toutefois question d’un retard que de quelques semaines. Au plus tôt, ce sera pour mi-novembre ou alors pour début décembre prochain.

james-webb-space-telescope-miroirCrédits : Nasa / Chris Gunn

Le mois dernier, le James Webb Space Telescope a déployé avec succès et pour la dernière fois sur Terre son miroir primaire de 6,5 mètres de diamètre formé de 18 miroirs hexagonaux. À titre de comparaison, le diamètre du miroir primaire du Hubble Space Telescope est de 2,4 mètres.

Le JWST voyagera jusqu’au point de Lagrange L2 à 1,5 million de kilomètres de la Terre qu’il atteindra près d’un mois après le lancement. Constamment dans l’ombre de la Terre, sa mise en service devrait débuter 113 jours après le lancement, tandis que les premières observations commenceront 6 mois après le lancement. Pas avant juin 2022 donc.

Le Webb est équipé de quatre instruments qui seront protégés par un bouclier thermique de la taille d’un terrain de tennis. Ils fonctionneront à une température de -253 °C proche du zéro absolu afin d’être en capacité de détecter la faible lumière infrarouge d’objets lointains. De quoi capturer la lumière des premières étoiles et galaxies, et remonter à jusqu’à 300 millions d’années après le Big Bang.