Depuis maintenant un an, le supercalculateur japonais Fugaku occupe la première place du classement biannuel TOP500 (en juin et novembre) des supercalculateurs les plus puissants au monde. Du reste, le podium n’a pas non plus bougé depuis un an.

Sur le classement de juin 2021 publié cette semaine, la puissance de calcul de Fugaku demeure à 442 pétaflops (benchmark Linpack), soit 442 millions de milliards d’opérations par seconde. Fugaku est toujours 3 fois plus rapide que son dauphin Summit qui est lui-même 1,5 plus rapide que Sierra.

Installé au centre de recherche en sciences informatiques de Riken au Japon et développé en partenariat avec Fujitsu, Fugaku – qui fonctionne avec Red Hat Enterprise Linux – est équipé en SoC A64FX à 48 cœurs à 2,2 GHz. Une architecture ARM et quelque 7,6 millions de cœurs.

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Les processeurs AMD de plus en plus présents

Trois supercalculateurs classés parmi les dix premiers sont des systèmes avec processeurs AMD. De novembre 2020 à juin 2021, le nombre de systèmes basés sur AMD a plus que doublé. De juin 2020 à juin 2021, il a quasiment quintuplé.

Dans la nouvelle édition du TOP500, il y a un total de 49 supercalculateurs avec des processeurs AMD classés, bien davantage que les huit supercalculateurs avec processeur Power d’IBM et les six avec des puces ARM. Intel continue de largement dominer avec des processeurs Xeon pour plus de 86 % des systèmes classés.

Au classement des pays, la Chine conserve sa première place avec 187 supercalculateurs, devant les États-Unis (122) et le Japon (35). La France (16) est cinquième derrière l’Allemagne (23).

Les États-Unis sont par contre en tête pour la puissance de calcul totale avec 854 pétaflops, devant le Japon (635 pétaflops) – qui doit beaucoup à Fugaku pour cette deuxième place – et la Chine (540 pétaflops).