Face à la pénurie de semi-conducteurs, les lignes bougent dans le secteur de la fonderie et certains acteurs sont en quête de nouvelles capacités de production. Selon le Wall Street Journal, le groupe Intel s’intéresserait ainsi à une potentielle acquisition de GlobalFoundries.

Mettre la main sur les anciennes usines de son concurrent AMD pourrait lui coûter 30 milliards de dollars mais il ne s’agirait pour le moment que d’un projet à l’étude et loin d’être finalisé, d’autant plus que le destin de GlobalFoundries pourrait aussi passer par une introduction en Bourse.

GlobalFoundries logo

Pour Intel, ce serait l’occasion de renforcer sa nouvelle offre de fonderie pour des tiers (IFS pour Intel Foundry Services), l’un des piliers de la stratégie du nouveau CEO Pat Gelsinger, même s’il ne s’agira pas d’accéder aux noeuds les plus bas, GlobalFoundries ayant abandonné ses projets de gravure en 7 nm pour se concentrer sur des productions à des noeuds plus hauts, moins gourmandes en lourds investissements et équipements de pointe.

wafer

Accroître et relocaliser les capacités de production

Le géant de Santa Clara ne souhaite plus produire des puces uniquement pour ses lignes de produits et entend compter dans le segment des fondeurs face à TSMC et Samsung, tout en passant des commandes à TSMC, selon un principe de coopération / compétition dont il reste à voir s’il pourra perdurer dans le temps.

L’acquisition de GlobalFoundries se ferait par ailleurs en parallèle du gros investissement de 20 milliards de dollars pour bâtir des sites de production en Arizona dans un effort de relocalisation des moyens de production.

Intel pourrait également implanter une ou plusieurs usines en Europe, mais à la condition d’obtenir des subventions publiques de l’Europe. Racheter GlobalFoundries et ses sites européens pourrait constituer une première étape dans cette stratégie.