La fabrication de puces électroniques passe essentiellement par le silicium mais la diversification du design des produits électroniques amène certaines contraintes, notamment lorsqu’il s’agit de produire des appareils souples déformables, qu’ils soient enroulables ou étirables.

La rigidité du substrat silicium laisse peu de marge de manoeuvre et il peut donc être intéressant d’utiliser d’autres substrats offrant plus de souplesse. L’initiative PlasticArm explore ce domaine en remplaçant le silicium par du plastique.

En collaboration avec PragmatIC, qui apporte son savoir-faire dans les outils de production, ARM annonce avoir développé un SoC fonctionnel à base de coeurs ARM Cortex-M0, son microcontrôleur le plus simple, sans silicium.

PlasticARM Cortex M0

Avec 128 octets de RAM et 456 octets de ROM, le système est basique et gravé en 800 nm (contre 90 nm pour un ARM Cortex-M0 traditionnel) mais il montre qu’il sera bientôt possible de créer des processeurs et microcontrôleurs naturellement flexibles et peu gourmands en énergie.

Le secteur de l’IoT pourrait rapidement s’en emparer pour créer des réseaux de capteurs et autres détecteurs à bas coût et même en recyclant le plastique des produits de grande consommation, alimentant l’économie circulaire.

Les débouchés porteront sans doute aussi sur les aspects de santé connectée avec des dispositifs portés à même la peau, ou bien pour des emballages intelligents intégrant des éléments d’identification / authentification et de contrôle de la chaîne de distribution.

Les chercheurs notent que cette initiative PlasticArm ne vise pas à remplacer à terme les processeurs classiques, le silicium conservant des propriétés plus intéressantes, mais c’est tout le petit monde des capteurs, annoncés par milliards grâce aux nouvelles technologies réseau, qui pourrait profiter de cette avancée technique.