La vie reprend et les recrutements s’intensifient, mais les sociétés peinent à trouver leur candidat idéal.

Moins de candidats en recherche ? Moins de candidats que de postes à pourvoir ? Des rémunérations trop élevées alors que les entreprises sortent tout juste d’une crise sanitaire et donc financière ? Des recruteurs trop exigeants ? Il n’y a pas de réponse toute faite, mais se poser la question est primordial pour essayer de trouver une solution.

Recruter n’a jamais été simple

Depuis quand recruter est facile ? Recruter c’est de l’humain et l’humain est complexe. Cela prend du temps (beaucoup de temps), de l’énergie, de la réflexion. Il s’agit là d’un aspect très stratégique au sein d’une entreprise. Les employés permettent (ou non) la productivité et la croissance d’une entreprise. 

Un recrutement mal fait fait perdre du temps et de l’argent, tout comme un recrutement nécessaire mais non fait car trop d’attentes et d’exigences. On en revient toujours à la comparaison entre les softskills et les hardskills.

Préférez-vous recruter une personne avec toutes les compétences requises et chercher pendant des mois ? Ou recruter une personne avec des bases solides et une réelle capacité à monter en compétences sur le poste ? A vouloir atteindre la perfection, on se retrouve avec des équipes fatiguées, car en sous-effectifs et des objectifs non atteints. 

Un recrutement non fait ou mal fait peut aussi démotiver les équipes (pas de cohésion d’équipe, mauvaise ambiance, conflit en interne…). 

Recruter est donc complexe. Il est impératif de penser à tout : le contenu du poste, les attentes, les possibles montées en compétences pour les ambitieux, la rémunération (pour ne pas frustrer les collègues), le bien-être des équipes en place… N’oublions pas aussi que le feeling a toute son importance dans un recrutement. Si toutes les cases sont cochées, mais qu’on ne se voit pas travailler avec la personne au quotidien, tout tombe à l’eau. On doit recommencer tout le processus. Comme toujours, chacun doit faire un pas vers l’autre. La crise sanitaire n’a pas arrangé les choses. 

Un métier d’endurance et de précision

Plusieurs facteurs sont venus retarder voir freiner les recrutements : les confinements à répétition, les problèmes financiers de certaines sociétés à cause de la crise, l’inquiétude des candidats qui préfèrent rester en poste en attendant que la situation s’améliore (donc moins de candidats sur le marché), des rémunérations de plus en plus basses malgré les nombreuses compétences demandées, des process de recrutement trop longs ou trop compliqués, des recruteurs trop exigeants, des recruteurs épuisés par les derniers évènements (gestion de la masse salariale, gestion du télétravail, gestion du retour au bureau et des nouvelles dispositions mises en place…). 

En fonction des structures, soit le DRH s’occupe du recrutement (mais pas que), soit une équipe y est essentiellement dédiée. Dans le deuxième cas, cela permet de gagner en temps et en précision. Pour un candidat recruté, ce sont des centaines de CVs reçus, lus, étudiés, des dizaines de candidats rencontrés. C’est tout simplement épuisant et passionnant. Recruter c’est toujours prendre un risque, celui de se tromper. Sans ce risque, on passe à côté de candidats talentueux, il faut donc le prendre. 

L’autre option possible est de faire appel à un cabinet de recrutement. Cela coûte de l’argent, mais il s’agit d’un investissement sur le long terme (gain de temps, accompagnement, période de garantie pendant la période d’essai, conseil, suivi du candidat dans sa montée en compétences).

Quand on recrute, on a souvent l’impression d’être le ou la seule à avoir des difficultés à trouver notre perle rare. Rassurez-vous, c’est le cas de beaucoup et d’autant plus en ce moment (congés d’été et Covid-19). Il ne s’agit pas systématiquement de revoir ses exigences à la baisse mais de s’ouvrir et de faire des concessions. Se concentrer sur la capacité d’un candidat à monter en compétences est parfois un pari gagnant : celui-ci n’en saura que plus reconnaissant et fera tout pour ne pas vous décevoir (et se décevoir lui-même). Cela prend du temps au début, mais c’est ce qu’on appelle un win-win, un deal. Chacun fait un pas vers l’autre.