Le CEO de Nvidia Jensen Huang avait prévenu il y a quelques jours que sa tentative de rachat du britannique ARM, spécialiste des architectures du même nom présentes dans des centaines de millions d’appareils mobiles et de contrôleurs divers, prendrait plus de temps que prévu du fait des interrogations de plusieurs régulateurs dans le monde.

La crainte reste que le marché soit perturbé par la prise de contrôle de ARM et que l’accès aux architectures s’en trouve compromis. Le gouvernement britannique voit aussi d’un mauvais oeil son fleuron technologique partir sous pavillon US, dans un contexte compliqué pour le marché de semiconducteurs et met en avant une question de sécurité nationale.

Nvidia ARM

L’Europe ne validera pas la transaction les yeux fermés

Un nouvel obstacle se lève pour la finalisation de la transaction : l’Union européenne va à son tour ouvrir une enquête lorsque la demande de rachat sera officiellement déposée la semaine prochaine.

Contrairement aux autres régulateurs, l’Europe n’avait pas encore pris position, Nvidia n’ayant pas encore formellement déposé de dossier auprès de ses instances. Déjà sous surveillance de la CMA britannique et de la FTC américaine, la proposition de rachat à 40 milliards de dollars doit aussi obtenir l’accord du régulateur chinois.

Plus largement, la crise sanitaire a déclenché une vague d’acquisitions stratégiques d’entreprises européennes par des puissances étrangères, faisant disparaître d’Europe des sociétés à fort potentiel.