Après l’étonnant décollage mais finalement échec du vol orbital LV0006 de la fusée Rocket 3 d’Astra Space, c’est le lanceur léger Alpha de la start-up américaine Firefly Aerospace qui a échoué pour son vol orbital inaugural.

Près de 2 minutes et 30 secondes à la suite de son décollage depuis le pas de tir SLC-2W de la base de lancement de Vandenberg en Californie le 2 septembre, la fusée a commencé à se retourner et a explosé en vol.

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Le lanceur léger à deux étages embarquait des charges utiles dans le cadre d’une mission DREAM. Dedicated Research and Education Accelerator Mission était une initiative de Firefly pour le vol inaugural d’Alpha avec un lancement gratuit de charges utiles universitaires et privées.

Un objectif était également de tester des composants d’un véhicule de transfert orbital – Space Utility Vehicle – en cours de développement.

Arrêt prématuré d’un moteur et explosion contrôlée

Dimanche, Firefly Aerospace a mis en ligne la vidéo du vol inaugural qui s’est soldé par un échec. Environ 15 secondes après le début du vol, un des quatre moteurs Reaver du premier étage s’est arrêté avec la fermeture de vannes, mais sans connaître toutefois de défaillance.

L’ascension s’est poursuivie sous contrôle pendant de l’ordre de 145 secondes et alors que la durée nominale de combustion du premier étage était d’environ 165 secondes. Avec l’absence de la poussée d’un des quatre moteurs et pour la compenser, tout est devenu plus complexe pour le maintien du contrôle lors du passage d’un vol transsonique à supersonique.

Firefly Aerospace souligne que la fusée n’a pas explosé d’elle-même. Il a été mis fin au vol de manière contrôlée – et par mesure de sécurité – grâce à un système embarqué FTS (Flight Termination System), pour donc faire exploser la fusée.

Une enquête approfondie sera bien évidemment menée afin de comprendre l’arrêt prématuré de l’un des moteurs. Dans une communication juste après l’incident, Firefly avait fait part d’une certaine satisfaction pour le vol inaugural de son lanceur Alpha.

Bien que nous n’ayons pas atteint tous les objectifs de la mission, nous en avons accompli un certain nombre : allumage réussi du premier étage, décollage du pas de tir, progression vers la vitesse supersonique, et nous avons obtenu une quantité importante de données de vol.

Avec son lanceur Alpha, Firefly Aerospace vise la capacité de placer 1 tonne de charge utile en orbite basse et 630 kg en orbite héliosynchrone.