La tendance de l’organisation du travail tend aujourd’hui vers un mode hybride entre présentiel et distanciel et pose le défi majeur de la préservation du lien social entre les collaborateurs et la nécessité de renforcer leur motivation et engagement au sein de l’entreprise. Pour ce faire, une politique sociale innovante au service du collectif et de l’individu, avec l’appui d’une stratégie qui repose sur l’informel et des avantages salariaux hybrides, apparaît comme une solution de choix.

La crise sanitaire a conduit un grand nombre d’entreprises françaises à recourir massivement au travail à distance. Les collaborateurs sont longtemps restés éloignés des locaux de leur entreprise et ont dû réorganiser leur vie quotidienne. 

Les enseignements de cette expérimentation forcée pour les entreprises n’ont peut-être pas encore tous été tirés mais ils modifient déjà les critères d’avant crise sur la qualité de vie au travail, les attentes des collaborateurs vis-à-vis de leur employeur et les modèles d’organisation des entreprises.

A la faveur de l’arrêt progressif des mesures anti-covid, les entreprises se préparent à la sortie de crise avec l’objectif d’être les mieux placées pour profiter de la reprise économique qu’elle laisse espérer. Pour assurer sa compétitivité, l’entreprise doit plus que jamais respecter la symétrie des attentions : pas de clients satisfaits sans collaborateurs heureux.

En matière d’organisation du travail, l’heure est à la recherche d’un mode hybride efficient entre présentiel et distanciel. Avec un défi majeur : préserver le lien social entre les collaborateurs, tenir compte de l’intrication croissante entre la vie privée et la vie professionnelle, et renforcer leur motivation et engagement au sein de l’entreprise. 

Déjà mis à rude épreuve pour assurer dans l’urgence la sécurité des collaborateurs et la continuité d’activité de leur entreprise, dirigeants et responsables des ressources humaines doivent prendre à bras le corps ce défi et faire preuve de créativité sous peine de réduire leur attractivité.

L’informel est la base du lien social entre les individus

Nombreuses sont les entreprises qui ont multiplié les initiatives pour maintenir du lien au sein des équipes. Retrouvailles autour d’une machine à café virtuelle, gamification de certaines procédures : tout a été bon pour casser la monotonie de visioconférences parfois interminables et briser le sentiment d’isolement. 

Rétablir des liens durables, parallèlement à la mise en œuvre du travail hybride, est impératif. Il en va de la performance des entreprises car le lien social, dans une période où l’organisation du travail s’appuie fortement sur la coopération entre les individus, engage une équipe. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les réussites en matière de mise en œuvre de l’agilité qui s’accompagnent généralement d’une ambiance conviviale et d’une solidarité liée à de nombreuses occasions de partages informels. 

Si l’animation et le management à distance resteront clefs dans une organisation en mode hybride, l’humain étant un mammifère plutôt grégaire, nous devrons dans le même temps développer des trésors de créativité pour favoriser l’informel lors de la présence des collaborateurs dans l’entreprise. 

Le mode hybride renforce la porosité de la frontière entre nos vies privée et professionnelle

Quel que soit notre statut et rôle au sein d’une entreprise, un point nous a unis pendant le confinement ou le maintien massif du travail à distance : la frontière entre notre vie privée et notre vie professionnelle a été par moment un lointain souvenir, souvent au détriment de la première. Le mode hybride pose la question importante de l’expérience collaborateur lorsqu’il se trouve à distance et surtout dans un espace habituellement consacré à sa vie privée. Dans ce mode d’organisation, et surtout si le distanciel est majoritaire, chacun d’entre nous est confronté à la réorganisation de son quotidien pour rééquilibrer sphère privée et professionnelle.

Au-delà des investissements induits par l’accélération de la digitalisation de ses processus opérationnels, l’entreprise peut accompagner ses collaborateurs dans cette transformation en mettant en œuvre des solutions qui simplifient la vie quotidienne dans ce nouveau mode d’organisation. Pour cela, elle peut puiser dans une batterie de dispositifs d’avantages salariés existante et en pleine évolution, qui de plus, ouvre droit à des avantages fiscaux et sociaux. 

Une politique sociale innovante au service du collectif et de l’individu

Les dispositifs d’avantages salariés sont en pleine évolution. Trop souvent méconnus, ou utilisés de manière parcellaire sans une approche globale alignée sur une politique sociale au service de la performance et de l’engagement, ils ont un impact qui n’est pas optimisé. Pourtant, désormais à la pointe du digital et de l’expérience utilisateur, ils permettent le maintien du lien social. 

A titre d’exemples, mis en œuvre de manière cohérente et accessibles en un clic dans une application, ils favorisent les occasions de déjeuner ensemble en payant avec ses titres-restaurant, de financer des événements conviviaux via une cagnotte en ligne, de faire face aux petites dépenses nécessaires pour rendre compatibles les agendas personnel et professionnel telle que la garde d’enfants grâce au CESU, de contribuer aux enjeux RSE de l’entreprise en utilisant le forfait mobilité durable ou encore de profiter de ses cartes cadeaux. 

Aujourd’hui plus que jamais, le contexte est particulièrement favorable pour de nouveaux services dématérialisés dont la performance pourrait faciliter une transition efficiente vers le mode hybride, au sein d’entreprises soucieuses du bien-être de leurs collaborateurs.