Ce week-end, 52 000 abonnés mobiles de Bouygues et SFR ont été déconnectés dans le Tarn après l’incendie volontaire d’antennes-relais. Le rétablissement de la communication s’est fait dans les heures qui ont suivi mais mettent à cran les opérateurs tant ces événements deviennent fréquents.

Ils avaient été exacerbés début 2020 avec le confinement et les théories compotistes associant Covid-19 et 5G, au point parfois d’aller jusqu’à l’agression de techniciens télécom, mais des incidents restent signalés chaque mois, touchant aussi bien les réseaux mobiles que fixes, avec pour ces derniers des destructions d’armoires et des coupures de fibre optique.

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Environ 70 incidents ont été recensés depuis le début de l’année, indique Le Figaro, avec une augmentation des cas durant le mois d’août. Ces coupures peuvent avoir des conséquences lourdes pour les usagers : les priver d’accès mobile et fixe ne permet plus d’appeler les numéros d’urgence, de réaliser de suivis à distance et peuvent paralyser l’activité économique d’entreprises.

Vandalisme orienté

La remise en état coûte des dizaines de milliers d’euros aux opérateurs à chaque fois et des dizaines de millions d’euros annuellement. Les causes peuvent être le vol de matériel (vol de cuivre notamment) mais aussi la volonté de détruire les équipements.

Ce “vandalisme orienté”, en opposition à la 5G, à la société de consommation et dans un climat de tension sociale autour des thèmes de la vaccination et du passe sanitaire, inquiète les opérateurs qui demandent une plus grande fermeté dans les sanctions, même s’il n’est généralement pas facile de retrouver les auteurs.

La panne des numéros d’urgence cet été a rappelé l’importance de disposer de réseaux capables de faire face à des incidents, qu’ils soient techniques ou malveillants, tant ces modes de communication sont désormais ancrés dans la vie quotidienne.