Dans le contexte actuel de rentrée scolaire et de fin progressive du télétravail, nous pouvons tous constater l’engouement suscité par les épurateurs d’air autonomes, également appelés purificateurs.

Comme pour toutes solutions faisant face à une forte demande il est nécessaire de ne pas oublier certains critères fondamentaux pour prendre les bonnes décisions en capitalisant sur le savoir-faire d’une filière et pour éviter de tomber dans le panneau de certaines opérations marketing qui promettent un produit miracle. 

Pour lutter contre le COVID-19 ou pour assurer une bonne qualité d’air intérieur (QAI) dans un local, il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton « marche » d’un appareil, aussi efficace soit-il. Être acteur de la QAI c’est aussi appliquer certains gestes, comme les gestes barrières. L’épurateur d’air doit toujours venir en complément d’un apport d’air neuf, naturel ou mécanique, qui doit rester la première mesure à prendre à l’intérieur. En clair, on renouvelle l’air avec de l’air neuf ET on utilise un épurateur pour assainir l’air.

Par ailleurs, certains déplorent l’absence de labels sur le marché des épurateurs. Or, il existe une norme, la NF B44-200 (en date de 2016), pour la détermination des performances intrinsèques des épurateurs, et une marque NF, la NF 536, pour la certification des appareils. Avec les tests opérés par les organismes/laboratoires indépendants, certains appareils présents sur le marché garantissent ainsi un niveau de performance et d’efficacité vérifié. C’est un critère de choix pour sélectionner sa solution.

Plus globalement, l’épurateur d’air est un appareil multiple dans ses formes et gabarits (autonome, compact, associé à des systèmes de traitement d’air), ses fonctionnalités (lutte contre les particules, COV, bactéries et virus…) et les techniques utilisées. Pour sélectionner la solution adaptée à sa situation, il faut travailler en amont sur des prérequis (identifier les pièces à équiper ; leur usage ; l’affluence prévisible ; la place disponible ; le niveau sonore acceptable…). Demain, tous les acteurs de la QAI devront être en mesure d’accompagner les décideurs et les conseiller au mieux sur la solution qui leur convient.

La rentrée 2021 constitue l’occasion unique d’optimiser vraiment la qualité de l’air intérieur dans les locaux tertiaires, de préserver la santé et le bien-être de nos enfants, clients, collègues. Pour cela, nous devons replacer la problématique COVID-19 et l’urgence qui l’accompagne dans une logique de qualité de l’air intérieur plus long-termiste. Soyons tous acteurs d’une bonne QAI dans nos locaux !