En début d’année, Alphabet a annoncé la fin du Project Loon de ballons positionnés en haute altitude et censés assurer une connexion internet dans des zones isolées, alternative économique aux communications par satellite.

Les ballons Loon ont été abandonnés mais pas le système de communication laser qui devait assurer les échanges de données entre ballons. Baptisé FSOC (Free Space Optical Communications), ce principe est devenu le Project Taara chez Alphabet et poursuit ses avancées techniques en tant que système de communication terrestre à très haut débit et longue portée.

Alphabet Taara

Présentée comme une “fibre optique sans le câble“, le procédé FSOC peut assurer des liens à plus de 20 Gbps sur des distances de plusieurs kilomètres, pourvu que les points de communication restent en vue directe.

Il pourrait donc apporter une connectivité très haut débit dans des zones où l’installation de la fibre est impossible ou trop onéreuse et les premiers tests réalisés en Afrique ont permis d’échanger près de 700 To de données sur une distance de 5 kilomètres entre Brazzaville (République du Congo) et Kinshasa (République démocratique du Congo), séparées par le fleuve Congo.

Alphabet Taara Congo

Le test permet aussi de vérifier le bon fonctionnement de la communication FSOC facilement perturbée par un environnement chargé d’humidité, la pluie et le brouillard pouvant gêner le flux laser (sans compter des obstacles directs comme des oiseaux), ce qui explique aussi pourquoi cette technologie ne pourra pas être installée n’importe où.

Elle est très bien adaptée à l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Inde mais fonctionnera beaucoup moins bien en Europe centrale, dans le Grand Nord en Amazonie ou en Australie.