Si bien des services de banque mobile proposés par des opérateurs comme des banques n’ont pas su trouver la masse critique d’utilisateurs leur permettant de s’imposer, Orange a pensé tenir la bonne formule en se rapprochant de Groupama pour lancer son service Orange Bank.

Au fil du temps, toutefois, et face aux difficultés de recrutement malgré des propositions assez ouvertes, la relation entre les deux acteurs s’est distendue et les avis sur la stratégie à suivre ont divergé.

Orange Bank

En début d’année, la mise en retrait de Groupama était patente, au point de poser la question d’une cession d’Orange Bank, même si Stéphane Richard, patron d’Orange, avait souligné sa volonté de maintenir le service de banque mobile sur le long terme.

Divergences sur la stratégie et des pertes problématiques

Les tentatives d’élargissement du service bancaire mobile à des marchés sur lesquels Groupama n’est pas présent, en Afrique et en Europe de l’Est, et les pertes accumulées avaient créé un fossé entre les attentes des deux entreprises.

Faute de se trouver des points communs, c’est finalement le rachat des parts de Groupama par Orange qui a été décidée, laissant les mains libres à l’opérateur. Les 21,7% de contrôle seront transférés à Orange une fois la transaction validée.

Mais cette rupture ne signe pas la fin du partenariat, au moins sur le plan commercial. Groupama restera donc le prestataire de référence pour les activités de banque de détail et le crédit à la consommation ces prochaines années, qui pourra être complété par des offres d’assurance.

La néobanque a pour le moment attiré 1,6 million de clients entre la France et l’Espagne.