Le plan France 2030 présenté par le président de la République Emmanuel Macron prépare l’émergence des nouvelles tendances, de la voiture électrique à l’utilisation étendue de l’hydrogène comme alternative aux énergies fossiles.

Parmi les pistes qui permettraient de réduire le recours aux énergies fossiles classiques, il y a la voie des SMR (Small Modular Reactor), ces réacteurs nucléaires miniaturisés de faible puissance qui pourraient selon les modèles alimenter des usines et industries particulièrement énergivores ou compléter des réseaux électriques peu denses…voire remplacer les centrales à charbon.

reacteur nucleaire SMR

Environ 70 projets de SMR sont à l’étude dans le monde et la France a le sien sous la forme du projet Nuward développé par EDF avec TechnicAtome, Naval Group et le CEA, et qui pourrait constituer une micro-centrale, plus sûre et “avec une meilleure gestion des déchets“.

Composé de deux réacteurs produisant 170 MW chacun, soit un total de 340 MW (contre 1000 à 1700 MW pour une centrale de grande taille), il utilisera la technologie REP (Réacteur à eau pressurisée) qui est aussi celle utilisée dans les centrales françaises.

Emmanuel Macron a annoncé vouloir apporter un investissement de 1 milliard d’euros ces prochaines années pour accélérer le développement de ce type de réacteur et faire de la France un acteur bien présent.

Il s’agira notamment de dépasser le stade du projet fonctionnel pour atteindre celui de la production industrielle en réduisant les coûts. S’il sera beaucoup moins puissant qu’une centrale en ne produisant que quelques centaines de megawatts, il sera aussi dix fois moins cher, permettant d’envisager de créer des clusters de ces mini-réacteurs.

L’investissement dans ce domaine particulier suggère en tous les cas que le nucléaire reste une technologie de production d’énergie toujours d’actualité dans la stratégie française de ces prochaines années.