La fusion avec le réseau Crédit du Nord entraînera la suppression de 3700 emplois. Sur le plan RH, cette opération se précise aujourd’hui. Le groupe Société Générale engage une restructuration de grandes ampleurs qui va transformer son organisation dans la banque de détail.

La fusion avec Crédit du Nord dans la banque de réseau entraînera la suppression de 3700 emplois. Le groupe nous assure qu’il n’y aura aucun départ contraint. 

Depuis le 12 octobre 2021, le projet de fusion de Société générale avec sa filiale du Groupe Crédit du Nord se précise. Ce qui n’était encore qu’un projet il y a 1 an devient aujourd’hui une certitude. Les réseaux de banque de détail des deux établissements vont bien fusionner afin d’économiser 450 millions d’euros par an à partir de 2025.

Le process est connu : L’établissement fusionné passera par la suppression nette de 3.700 postes étalée sur deux ans, entre 2023 et 2025. Le SNB/CFE-CGC le 1er syndicat du Groupe avait déjà annoncé ces chiffres l’année dernière. Ce n’est donc pas une surprise pour nous. Nous connaissions déjà le nombre de fermetures de points de vente : 650.

Dés le début la direction de Société générale nous avait assuré qu’il n’y aurait «aucun départ contraint.» Les départs naturels (autours de 1.500 par an) suffiraient à atteindre l’objectif de diminution de l’effectif. 

Le casse-tête sur le plan RH est évident. Le départ naturel sur un point du territoire français ne correspond pas forcément au gain que la Direction des Ressources Humaines souhaite réalisé. Exemple : nous avons besoin de supprimer un poste de Conseiller Clientèle dans une agence toulousaine et le départ à la retraite se fait à Lille. Il faudra donc que l’on prévoit des facilités de mobilités. La Société Générale continuera à recruter durant cette période afin de répondre à certaines solutions de remplacement.

Environs 100 millions d’euros seront consacrés entre 2022 et 2025 à la formation et l’accompagnement des salariés, dont le métier évoluera durant cette période de fusion. Le Syndicat National de la Banque est bien décidé à travailler sur l’accompagnement des salariés en mobilité fonctionnelle et géographique dans le groupe.

La Société générale a multiplié les restructurations ces dernières années, 2.250 emplois depuis 2019.

Le nouvel établissement sera donc la résultante d’une fusion complète des deux banques de détail. Cela signifie qu’il n’y aura qu’un code couleur, qu’une seule banque, qu’un même système informatique, qu’un seul réseau, qu’une seule gamme de produits.  La fusion juridique va intervenir le 1er janvier 2023 et la fusion informatique dans la foulée. 

A l’horizon 2025, la nouvelle entité issue de la fusion avec Crédit du Nord disposera de 1.450 points de vente. Il y en a 2.100 aujourd’hui.  Les conseillers clientèles en agence vont être les plus concernés par ces départs.

La Société générale veut optimiser son fonctionnement en prenant des décisions au plus proche des clients. La banque va donc opter pour une gestion plus décentralisée de sa banque de détail. La banque va continuer à développer sa banque à distance afin de réaliser 30% de ventes 100% digitales.

Le nouvel établissement sera doté d’une marque nationale accolée aux remarques régionales qui s’appuieront en majorité sur celles du Crédit du Nord. Le SNB s’en est réjoui. Les clients sont très attachés à ces marques.  

La facture totale de ce projet est estimée par le groupe  à environs 750 millions d’euros.